Jacques Braunstein Visiteur,
tu passes derrière le miroir et tu contemples, avec un autre regard, une œuvre plastique qui se joue de l’esthétisme pour parvenir au pathétique ; une œuvre qui se transcende pour prétendre devenir œuvre d’Art. Les moyens plastiques sont simples, presque primitifs, à portée de tout un chacun. Seule l’obsessionnelle complexité du jeu symbolique renforcé par l’accumulation des nœuds est dissuasive car elle peut entraîner à la folie. Mais cette complexité confère une charge, un caractère magique à ce travail où elle entremêle des pratiques culturelles et cultuelles puisées dans de nombreuses sociétés humaines de tous les temps, de partout.

Porter témoignage et préserver une mémoire

Les nœuds sur les cordelettes, l’emprisonnement du mal

« Pouvais-je faire abstraction de l’écoute :
– C’était comme si des millions de voix, auxquelles il s’en ajoutait chaque jour, murmuraient : « Tu feras cela en mémoire de moi, de moi, de moi, de… »

J’avais envisagé de consacrer une minute de silence à chacune des âmes sacrifiées en holocauste, soit symboliquement 6 millions. J’aurais été muet, jour et nuit pendant 13 ans. Folie !

Tresser des noeuds sur des cordelettes, à la manière du quipu, un système de comptage propre aux Incas, m’apparaissait plus réaliste. (Les traités de sorcellerie nous apprennent que chaque noeud emprisonne un diable). Ils étaient nombreux ces diables nazis qui avaient décrété «La Solution Finale » et leurs suppôts, adhérents au parti, qui accomplissaient avec zèle les atrocités.

Expositions

CV

Plasticien

Ancien Directeur des Écoles Régionale et Nationale des Beaux-Arts de Nantes et de Nancy

Designer Société Philips
Formateur aux méthodes de créativité
Diplômé de l’École Boulle

Les pleureuses - Jacques Braunstein - 1983